
Pour rien au monde je ne me séparerais de ces explosions dans mon ventre quand je suis en phase « up ». Je vole grâce à ma pensée, et je sors alors de moi-même ou bien j’y entre totalement ; chaque sensation est décuplée, centuplée et des fleurs me poussent dans les tripes. Tout est coloré, intense, et le bonheur que je ressens est innommable. J’aime ma cyclothymie parce que malgré l’éternelle tristesse qui ne me quittera jamais, elle me procure un sentiment d’éternité, d’indifférence joyeuse, de profondeur qui me fait me sentir vivre comme jamais je ne me suis sentie vivre. Alors je pourrais pleurer de joie, crier, danser, mais cela ne suffirait pas pour exprimer ce que mon corps subit. J’aime ma cyclothymie parce qu’elle agit à chaque fois sur moi comme un nouvel amour qui me ferait oublier mes dernières peines. J’ai l’impression que dans mes phases « up », mon âme m’offre quelques minutes de répit sur la vie, un cadeau dont je suis la seule à pouvoir profiter. Dans ces moments là, je comprends pourquoi je vis.
"J'entends passer le vent, et je trouve que rien que pour entendre passer le vent, il vaut la peine d'être né."
Fernando Pessoa.

1 commentaires:
C'est beau. C'est tellement ça.
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